Alimentation d’aujourd’hui versus autrefois :

L’alimentation a considérablement changé avec l’industrialisation et la commercialisation. Autrefois, les hommes chassaient, pêchaient et cueillaient pour se nourrir. À cette époque, il n’y avait pas d’organismes génétiquement modifiés (OGM), de produits chimiques de Mosento (herbicides, fongicides, pesticides) et le problème de pollution mondial tel qu’on le connait aujourd’hui. Depuis l’ère industrielle (1800-1950), les aspects et la conception de la qualité́ des aliments sont modifiés par les conditions de la vie moderne, privilégiant la quantité au détriment de la qualité. On vit dans l’ère où tout se fait rapidement, dans une société de consommation.

Par exemple, avant, une vache pouvait se faire traire le matin pour du lait cru, puis aujourd’hui, elle se fait traire deux fois par jour et la quantité est multipliée. Le bétail qui pouvait prendre des semaines, des mois, des années à se faire engraisser pour sa nourriture, aujourd’hui, on leur injecte des hormones, des antibiotiques, tout en les nourrissant à l’aide de certains produits pour qu’ils se développent beaucoup plus rapidement. Dans un même ordre d’idée, la croissance du blé, des légumes, des fruits, et d’autres aliments qui poussent ou se cueillent ont vu leur vitesse de croissance évoluer de façon phénoménale, en plus d’être recueillis dans l’état immature et mûris lors de leur transport d’un continent à un autre. Ces trois exemples expriment que la quantité est définitivement plus importante que la qualité. Avec ces nouvelles méthodes, les aliments ne contiennent plus les mêmes nutriments et micronutriments. Alors, je vous pose la question, pensez-vous que tout cela est normal ? Pensez-vous que c’est « santé » ? Les valeurs nutritives des aliments d’aujourd’hui, selon les chartes, sont fausses. La dernière mise à jour remonte aux années 90s… Incroyable n’est-ce pas ?!

Ainsi, même si l’on voulait consommer tous les apports nutritionnels de référence indiqués par Santé Canada, cela serait pratiquement impossible. Vivre dans un environnement pollué, industrialisé, chimique, toxique, mais surtout stressant, qui provoque des changements hormonaux dans notre corps qui ne facilitent guère l’assimilation des nutriments de nos aliments est sujet à développer des carences alimentaires. Les grains, les fruits, les légumes, le lait, la viande, en fait, tous les aliments, ne sont plus ce qu’ils étaient. Également, il faut expliquer qu’il y a une différence entre s’alimenter et se nourrir. S’alimenter est le fait de manger un aliment tandis que se nourrir est ce que l’aliment apporte à notre corps, donc ce qui est assimilé. Malheureusement, manger un aliment, mais n’en assimiler que très peu, est l’époque dans laquelle nous vivons présentement. Avec tous ces changements, les aliments sont dénutris et les terres sont appauvries en minéraux. La quantité de micronutriments : les vitamines, les minéraux et mêmes les antioxydants que les aliments et les terres possèdent ne sont plus aussi riches qu’il fût.

Carences alimentaires :

On parle de carence nutritionnelle lorsque certains nutriments ou micronutriments indispensables aux fonctions et à l’équilibre de notre organisme sont insuffisants, absents ou mal assimilés. Plusieurs professionnels de la santé, se disant expert dans le domaine de la nutrition, proclament qu’une alimentation saine et variée suffit pour éviter les carences. Les symptômes de carences vont de fatigue, faiblesse, à constipation, troubles cardiaques, passant par la dépression, le manque de concentration, un changement d’appétit, etc. Avez-vous déjà souffert d’un de ces symptômes ? Il est facile de blâmer le sommeil… mais en réalité, c’est majoritairement dû à une déficience dans la nutrition. En fait, tout le monde est carencé d’un ou plusieurs micronutriments. Certains plus que d’autres, mais personne n’est à l’abri, et surtout pas au Québec, puisque l’on vit au nord du 30e parallèle. Donc, il est impossible d’avoir suffisamment de vitamine D, sauf au courant de l’été, donc 3 mois par année.

Puis, concernant le magnésium qui se trouve dans la terre, hélas les sols canadien et américain en sont dépourvus, en plus de la vie stressante d’aujourd’hui ; le stress gruge les réserves de magnésium. Quels sont les symptômes d’une carence en ce minerai ? La fatigue, l’insomnie, une résistance à l’insuline (fatigue après un repas), stress chroniques, spasmes musculaires (aux extrémités surtout), inflammation, etc. Quant est-il pour les carences en fer chez les femmes ? Le taux d’anémie est en croissance fulgurante. Les femmes prenant des anovulants en continu et qui ne mangent pas de viande rouge ont un taux de fer très faible, et il ne se régulera pas en mangeant des épinards, surtout que le fer non-héminique (provenant des végétaux) n’est absorbé qu’à 1%. Et oui… il faut manger des protéines animales parfois ! On pourrait aussi rajouter qu’une pauvre consommation de fruits et de légumes engendre une carence en vitamine A, B, C, E, K…

Ceci évoque que même si l’on consomme 6 tasses de légumes par jour, 8 fruits et des aliments variés, on ne peut savoir réellement ce qu’ils contiennent, leurs valeurs en micronutriments. J’en conviens toutefois qu’une alimentation équilibrée, c’est-à-dire riche en légumes, fruits, protéines et lipides de qualité évitera la très grande majorité des carences. Toutefois, il faut avoir une discipline alimentaire très sérieuse. Donc, ma recommandation est simple : s’équiper de suppléments pour éviter ces carences.

  • Une Multivitamine contenant tous les groupes de vitamines et plusieurs minéraux. En plus d’éviter les carences en vitamines du groupe A et B notamment, la multivitamine augmente le niveau d’énergie en plus de favoriser les fonctions cognitives et la récupération. (1)
  • Un supplément de Magnésium, car pratiquement toute la population en est carencée. Le magnésium agit comme détoxifiant de l’organisme, diminue le risque de cancer, améliore le sommeil, améliore la sensibilité à l’insuline, supporte les fonctions cognitives, et plusieurs autres. (2, 3, 4)
  • Un supplément de Vitamine D3Statistique Canada rapporte que 19,4% des gens sont carencés de façon importante (< 40 nmol/l) et 36,8% n’atteignent pas le taux minimal de vitamine D3. (5) Le taux minimal n’est pas suffisant pour être en santé. Il faut viser plutôt le taux « optimal ». En Amérique du Nord, je pense sérieusement que la très grande majorité de la population est carencée (70% et +).

Ce texte n’est pas discours alarmiste, mais agit en titre préventif. Le corps va tout faire pour compenser les carences, mais lorsqu’il ne sera plus capable de s’adapter, les troubles commenceront à apparaître, et parfois, il est trop tard pour que ce soit réversible.

Donc, quoi faire ?

  • Optez pour la qualité des aliments et non la quantité.
  • Consommez le plus de légumes possibles, de couleurs différentes.
  • Mangez biologique.
  • Prenez vos suppléments ! (Si ça vous intéresse, notre équipe de naturopathes a monté pour vous un protocole de santé général qui vous aidera à optimiser votre santé en plus de vous fournir une énergie optimale. Ce protocole est idéal avec l’été qui approche à grands pas !)

Alexandre Monfette

(1) Li X1, & al. Effects of a multivitamin/multimineral supplement on young males with physical overtraining: a placebo-controlled, randomized, double-blinded cross-over trial. Biomed Environ Sci. 2013 Jul;26(7):599-604.

(2) Primes, Leonard, and Thomas Young. “Composition for detoxification.” U.S. Patent No. 4,582,705. 15 Apr. 1986.

(3) Regan, Raymond F., and Yaping Guo. “Magnesium deprivation decreases cellular reduced glutathione and causes oxidative neuronal death in murine cortical cultures.” Brain research 890.1 (2001): 177-183.

(4) Barbagallo, Mario, et al. “Effects of Glutathione on Red Blood Cell Intracellular Magnesium Relation to Glucose Metabolism.” Hypertension 34.1 (1999) : 76-82.

(5) Sarafin K, Durazo-Arvizu R, Tian L, Phinney KW, Tai S, Camara JE, Merkel J, Green E, Sempos CT, Brooks SP. Standardizing 25-hydroxyvitamin D values from the Canadian Health Measures Survey. Am J Clin Nutr. first published on 30 September 2015 doi:10.3945/ajcn.114.103689.